Qualité et sécurité des soins

La démarche qualité

Le Groupe Hospitalier Saint-Vincent s’est engagé dans la démarche d’amélioration continue de la qualité. Il a été accrédité en 2004 par l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé actuellement Haute Autorité de Santé et certifié en 2008.
Depuis de longues années nous avons à cœur l’amélioration de la qualité de nos prestations.

Les vigilances sanitaires

Tout incident ou risque d’incident pouvant survenir dans le cadre d’une transfusion, d’une prise de médicament ou dans l’utilisation d’un matériel médical, fait l’objet d’une attention rigoureuse dans le cadre de la gestion des risques.
Des commissions spécifiques sont chargées de surveiller les conditions de sécurité des divers dispositifs lors de la mise en œuvre des techniques diagnostiques et thérapeutiques (hémovigilance, matériovigilance, commission produits…).

La prise en charge de la douleur

La prise en charge de la douleur est un engagement fort de l’établissement inscrit dans ses axes prioritaires.

C’est une préoccupation permanente de l’équipe médicale et soignante.

L’établissement s’est doté d’un Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD) qui coordonne une équipe de référents douleur soignants des unités de soins, d’un service de diagnostic et de traitement de la douleur.

Le CLUD met en place, propose, valide les outils et les protocoles adaptés à la prévention, à la prise en charge de la douleur et organise la formation et l’information auprès des équipes soignantes et médicales.

Le CLUD participe aussi à l’information des patients sur la prise en charge de la douleur en diffusant tout document adapté et en fournissant la réalisation d’enquêtes de satisfaction dans ce domaine.

Les soins palliatifs

Une unité d’hospitalisation de soins palliatifs est développée à la clinique de la Toussaint. Nous mettons à disposition une équipe mobile pluridisciplinaire dans les services du Groupe Hospitalier Saint-Vincent et dans la Communauté Urbaine de Strasbourg, en soutien des soignants d’autres hôpitaux et du domicile.

Les soins palliatifs et d’accompagnement sont des soins actifs relationnels et techniques dans une approche globale d’une personne atteinte de maladie grave évolutive ou terminale.

Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes pénibles et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

Ils s’adressent au malade, à sa famille ou à ses proches, en institution ou à domicile.

Les directives anticipées

(Conformément à l’article L. 1111-11 du code de la santé publique)

Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, rédiger des directives anticipées pour le cas où, en fin de vie, elle serait hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives indiquent ses souhaits concernant les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement.

Elles seront consultées préalablement à la décision médicale et leur contenu prévaut sur tout autre avis non médical. Renouvelables tous les trois ans, elles peuvent être, dans l’intervalle, annulées ou modifiées, à tout moment. Si vous souhaitez que vos directives soient prises en compte, sachez les rendre accessibles au médecin qui vous prendra en charge au sein de l’établissement : confiez-les lui ou signalez leur existence et indiquez les coordonnées de la personne à laquelle vous les avez confiées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les directives anticipées, une fiche informative est à votre disposition au service chargé de l’accueil.

Le dispositif d’annonce

Accompagner et soutenir l’annonce de la maladie cancéreuse, se rendre disponible et être à l’écoute du patient et de ses proches ; garantir lors de ces moments importants plus d’humanité et plus de qualité de soins, tels sont les grandes avancées de la mise en place du dispositif d’annonce.
En collaboration avec Oncolia, une consultation paramédicale de soutien est organisée sur tous les sites du Groupe Hospitalier Saint-Vincent.
Les heures de permanence sont affichées dans tous les bureaux d’accueil.

La lutte contre les infections nosocomiales

Une infection peut être contractée durant votre séjour. Pour diminuer au maximum ce risque, nous nous sommes dotés d’un comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN).
L’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière composée d’un médecin hygiéniste d’une équipe paramédicale travaille avec l’ensemble des professionnels du groupe pour mener des actions de prévention par la formation des personnels. La surveillance des infections et l’évaluation continue des actions menées est une priorité.
Malgré cette prévention, une infection associée aux soins peut survenir du fait de votre état de santé ou du traitement mis en œuvre vous en serez informée.
La liste des membres du CLIN est joint à ce livret.

Recommandations générales aux patients

  • s’assurer d’une bonne hygiène corporelle et maintenir une tenue propre,
  • ne pas stocker de la nourriture dans la chambre sans en avertir l’infirmière, et de respecter la propreté des lieux,
  • éliminer les déchets dans la poubelle de la chambre,
  • respecter les consignes particulières données en cours d’hospitalisation, lorsque l’état de santé du patient nécessite un isolement,
  • Ne pas nourrir les pigeons qui représentent une nuisance pour l’établissement,
  • les visiteurs sont priés de respecter les mesures prises pour lutter contre les infections nosocomiales

Le service social

Il est à votre disposition pour résoudre toutes les difficultés liées à la maladie et à l’hospitalisation, pour résoudre les démarches administratives ou favoriser le retour à domicile. Il participe à l’aide et à l’accès aux soins des plus démunis.

Les heures de présence du service social sont affichées aux bureaux des admissions et dans le service des soins. L’assistante sociale passe régulièrement dans chaque service de soins.

Des interprètes à votre disposition
Dans le but d’améliorer le dialogue avec les personnes non francophones séjournant ou de passage dans nos établissements, le Groupe Saint Vincent fait appel à des interprètes de langue diverses. Vous pouvez vous adresser au cadre de santé de votre service.

Les professionnels en formation

Au cours de votre séjour, vous aurez peut-être l’occasion de rencontrer des étudiants venant de centres de formation : médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmières, aides-soignantes et autres professionnels.
Ces étudiants travaillent sous la responsabilité des professionnels de santé de l’établissement. Vous pouvez refuser d’être soigné(e) par ces futurs professionnels. Signalez votre souhait auprès des médecins, sages-femmes et infirmières.

Hôpital sans tabac

Le groupe Hospitalier Saint Vincent de Paul est membre du réseau hôpital sans tabac.
Il n’est plus autorisé de fumer dans les locaux de l’établissement sauf dispositions spéciales aux résidents des services d’hébergement pour personnes âgées (loi du 10/01/1991 et décret du 15/11/2006 fixant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif).
Si toutefois, il ne vous est pas possible de renoncer au tabac, vous ne pourrez fumer qu’à l’extérieur de l’établissement.
Nous disposons d’ailleurs d’un service d’addictologie qui pourrait vous venir en aide pour le sevrage à la clinique Saint Luc

Les dons d’organe

Les prélèvements d’organes sont réglementés par la loi de bioéthique du 06/08/2004.

La règle posée est une présomption de consentement au prélèvement après le décès .
La présomption de consentement peut être renversée dans 2 hypothèses :

  • lorsque le défunt de son vivant a fait connaître son refus d’un prélèvement sur son corps après la mort,
  • ou en cas de témoignage de ce refus par les proches.

A partir de 13 ans le refus du prélèvement peut être exprimé par tout moyen. La loi vise l’inscription sur un registre automatisé. La manifestation du refus est révocable à tout moment. La demande d’inscription sur le registre des refus doit être adressée à l’agence de la Biomédecine.

Cette demande doit être datée, signée et accompagnée de la photocopie d’une pièce d’identité qui renvoie au demandeur une attestation d’inscription sur le registre des refus.

Aucun prélèvement ne peut-être opéré sur une personne âgée de plus de 13 ans :

  • sans interrogation obligatoire et préalable du registre des refus,
  • sans avoir recueilli auprès des proches l’opposition au don d’organes éventuellement exprimée de son vivant par le défunt (conformément au code de la santé publique).

La loi prévoit que les proches du défunt doivent être informés des prélèvements envisagés et leurs finalités